
Depuis votre départ aucune nouvelle de vous
Je récidive, je m'égare, en vous cherchant partout
Sans rien attendre, j'attends surtout un signe de vous
Vous avez droit à tous mes égards, est-ce l'amour fou ?
Il n'y a pas de hasard
Il n'y a que des rendez-vous
Où êtes-vous quand je pense à vous, réel et flou
Sans rien prononcer, je vous parle, m'entendez-vous
Je m'ennuie de ce doux regard par-dessus tout
Et cette odeur de voleur de roses dans votre cou
Il n'y a pas de hasard
Il n'y a que des rendez-vous
Dans cette ville où il se fait tard, je pense à vous
La rue est d'un teint blafard, que faites-vous
Une voiture éteint ses phares
Oh !
Quand tout à coup
Vous êtes là, suis-je en retard, mais que dites-vous ?
Il n'y a pas de hasard
Il n'y a que des rendez-vous

Rien n'est impossible, je veux bien y croire, pour des années
Je tourne la page au marchand de sable le plus redouté
Mes nuits d'enfants sage ont tellement changé que sur l'oreiller
Je regarde un ange endormi sur mon coeur
Ses ailes graciles entourent ma taille pour protéger
Mon corps en exil vient se faire un nid dans les draps froissés
Comme tous les présages retrouvent le langage dont j'avais rêvé
Qui es-tu pour lire dans mes pensées
Tous les mots d'amour pourront toujours dire
Que
S'ils se ressemblent à chaque jour
Tous les mots d'amour pourront toujours dire
Que
Ils se réinventent à chaque jour
Que je t'aime
Évidemment
Que je t'aime
Démesurément
Que tu m'aimes
Parfaitement
Nous nous aimons tant
Tu es bien visible, bel ange mortel que dans mes bras
Ton si doux sourire, tes gestes sensibles réveillent déjà
Les mots les plus tendres jusqu'à les entendre la première fois
Quand d'une phalange tu viens chasser mes peurs
Au carré de sable presque improvisé depuis l'été
Mon ange dépose son corps et son âme pour mieux dessiner
De couleurs Toscane les plus beaux serments dans le sablier
Renaissent de leurs cendres dans un baiser
Tous les mots d'amour pourront toujours dire
Que
S'ils se ressemblent à chaque jour
Tous les mots d'amour pourront toujours dire
Que
Ils se réinventent à chaque jour
Que je t'aime
Passionnément
Que je t'aime
Incroyablement
Que tu m'aimes
Fatalement
Nous nous aimons tant
Que je t'aime
Divinement
Que je t'aime
Éternellement
Que tu m'aimes
Infiniment
Nous nous aimons tant

Quand la solitude aura tout conclu
Qu'il rest'ra que moi pour me prendre dans mes bras
Au creux de mon lit, bordée de désarroi
Rongée d'insomnie encore une fois
Cette nuit-là, la lune aura-t-elle disparu ?
Pour qu'il n'y ait plus de romantisme en moi
Si je suis recluse, comme au fond des bois
Isolée de tout pour ne pas qu'on me voie
Je n'attendrai plus aucun signe de toi
En faisant comme si j'l'avais voulu
Du bonheur, je n'aurai rien vu ni connu
Pour qu'il n'y ait plus de romantisme en moi
Inspirée du silence, je ne chanterai plus
Personne ne m'entendra si j'en fais ma loi
Aussi loin que possible sur une île inconnue
Mes larmes deviendront de la neige fondue
Au matin les oiseaux se seront-ils tus ?
Pour qu'il n'y ait plus de romantisme en moi
Quand mon romantisme n'existera plus
Que j'aurai tout perdu comme on perd la foi
J'achèterai un chien, pour me lécher la main
Je l'appellerai Destin, pour écouter ma voix
Et du ciel aucune lueur, aucun salut
Pour qu'il n'y ait plus de romantisme en moi

Prisonnière dans une tour, je vois les jours passer
Il était une fois, je ne peux l'oublier
Je pleure pour mieux sourire et je ris pour crier
Le vertige est si grand, je chavire sans bouger
Les oiseaux osent me dire quand j'les entends chanter
Loin des feux de l'amour le froid devient glacé
Le souvenir d'une flamme se ranime au brasier
Appelle-moi et je cours mais où peut-on aller
Que faites-vous là ce soir, qui vous a invité ?
Si je ne peux vous voir, je préfère oublier
Au pays du délire dans ce château hanté
Aidez-moi mes amours mais à qui m'adresser
Il n'y a rien à ce jour qui pourra remplacé
L'immense besoin d'amour que je ne peux combler
Mes bleus tournent au mauve
Mais où me suis-je blessée
J'ai tant besoin d'amour
J'ai tant besoin d'amour
J'ai le souffle court
Comment faire le détour
Éviter les couloirs
Au bout de ma mémoire
Les fantômes de l'amour
Reviennent me faire la cour
Que voulez-vous ce soir
Je ne peux plus vous croire
Je suis seule pour toujours
J'vois passer les jours
J'm'évanouis à la nuit
J'ai tant besoin d'amour

J'vieillis, j'ai la peau qui s'est flétrie
J'ai mes ch'veux qui s'raréfient
Et ça m'donne du vague à l'âme et l'mal de mer
J'vieillis, j'ai le derrière qui grossit
J'ai ma route qui s'rétrécit
Et ça m'rend, j'vous dis, l'âme amère
J'dessèche, j'suis pus douce comme la peau d'une pêche
J'ai pu cette chaleur qui passe quand on m'embrasse
J'suis vieille
J'ai les seins qui sont pu pareils
Y vont bientôt toucher la terre pourquoi faire
Pourtant j'ai pas vraiment vu passer l'temps
J'ai pas usé toutes mes affaires, enfin j'espère
J'vieillis
J'vieillis, j'me rapproche du paradis
Tous les jours petit à p'tit
C'est mon enfance qui s'éloigne loin derrière
J'vieillis, c'est tout s'qui différencie
Celle que j'étais d'celle que j'suis
Sauf que j'suis p'têt' aujourd'hui moins belle qu'hier
J'fatigue, j'suis pu comme l'intérieur des figues
J'ai pu ce rouge vif dans les veines et ça m'gêne
J'suis vieille
J'ai pu le bonheur pareil
J'ai pu les courants si forts dans mon corps
Pourtant j'ai pas vraiment vu passer l'temps
J'ai pas usé toutes mes affaires, enfin j'espère
J'vieillis
J'vieillis
J'vieillis, j'ai la peau qui s'est flétrie
Le blanc d'mes yeux qui jaunit
Et ça m'donne du vague à l'âme et l'mal de mer
Tu vois les douceurs c'est pus pour moi
Celles que l'on glisse à l'oreille
J'vieillis
J'vieillis...

Quand j'étais ben p'tit, j'ai perdu mes mère
J'savais pus quoi faire, j'l'attendais tout l'temps
Sans l'dire à personne, sans en avoir l'air
J'me suis inventé un monde par en d'dans
Dans mon univers mes affaires sont claires
Je suis l'ingénieur qui a fait ses plans
Qu'on m'dise pas quoi faire car jusqu'à maint'nant
J'ai trouvé l'moyen, de vivre autrement
Bourré de calmants les trois quarts du temps
Je vis sous contrôle dans une drôle de tôle
Je vous mets en garde, je n'suis pas malade
Je n'pense pas pareil, c'est ben différent
La dernière étape c'est le 304
Pour cet avancement ça m'a pris vingt ans
Dans le long couloir, y'a toute la gloire
D'un petit enfant qui a les cheveux blancs
Pour les biens pensants si indifférents
Être ou ne pas être c'est pas dérangeant
Pis j'préfère me taire c'est plus rassurant
D'laisser rien paraître de mes sentiments
En r'gardant la tour de l'internement
Suis-je le seul à voir tous ces regards
Qui veulent me faire croire que je suis un fou
Mais ça je m'en fous, j'suis intelligent
Dès qu'j'suis angoissé surtout quand chu triste
Je sors ma guitare ou j'deviens pianiste
Seule sur ma planète j'entends des musiques
Je les enregistre et là je sais qu'j'existe
Dans le long couloir, y'a toute la gloire
D'un petit enfant qui a les cheveux blancs

J'suis insomniaque jusqu'à l'arnaque
J'm'endors à l'aube sans voir le jour
La nuit me suit jusqu'à l'attaque
Les heures tardives me font la cour
Sans oser dire que je dérape
Tic trac
Mes paupières lourdes en abat-jour
Tic trac, tic trac
Réveillez-vous, j'peux pas dormir
Pourquoi faut-il qu'elle soit opaque
Qu'elle efface tout ce qui m'entoure
Si j'me vois plus, je m'acclimate
Au clair obscur des alentours
Avec le temps qui se détraque
Tic trac
Le noir m'angoisse, j'attends le jour
Tic trac, tic trac
Réveillez-vous, j'peux pas dormir
J'suis en éveil, rien n'me détraque
Je dormirai peut-être un jour
Existe-t'il une cure miracle
Les somnifères ne peuvent rien pour
Que voulez-vous y'a un obstacle
Entre elle et moi il y a le jour
Jalouse de tout ce qui m'éclate
De la lumière j'suis en amour
Tous les matins sont des oracles
Tic trac
Je ne rêve plus qu'à contre-jour
Tic trac, tic trac
Réveillez-vous, j'peux pas dormir

Un rythme lent indigo
Le blues au corps chaud and so
Oh !
J'n'attends que toi
Mais je n'veux pas
Recomposer
Ton numéro
Je ne crois pas que c'est trop
Demander un crescendo
So
Oh I love you so
I love you Soho
Si du son de ma voix
Tu n'entends pas la couleur
Non
Ne t'inquiète pas
Il faut laisser passer les heures
Pianissimo
Seule dans les rues de Soho
Mêlée au pas de badauds
So
Oh I love you so
I love you Soho

Les papillons, ils vont, ils viennent, ils voltigent
Ils sont là et hop, ils sont repartis, comme des prodiges
J'ai toujours pensé
Que si nous mourons
Nous nous changerons
Quand nous partirons
Un nuage doré
En oiseau cendré
Ou en papillons
Je m'suis souvent dit
Qu'on sera peut-être pas très loin d'ici
Au moins pour les êtres
Qui comptent dans not' vie
Et qu'on n'oublie pas
Quand ils sont partis
Alors toi
Alors toi qui es là-bas
Toi qui sais des choses
Toi qui sais dis-moi
Qui est ce papillon rouge noir et blanc
Qui s'est posé là tranquillement
Devant chez moi sur le gazon
Juste à l'entrée de ma maison
Et en dehors de la saison
J'ai perdu la trace de quelques amis
Gens qui vous embrassent et qu'on n'revoit plus
Je n'peux pas savoir
S'ils se sont perdus ou s'ils sont en vie
Alors toi
Alors toi qui es là-bas
Toi qui sais des choses
Toi qui sais dis-moi
Qui est ce papillon rouge noir et blanc
Qui s'est posé là tranquillement
Devant chez moi sur le gazon
Juste à l'entrée de ma maison
Et en dehors de la saison
Quand je n'serai plus du bord des vivants
Je viendrai vois-tu juste une fois seul'ment
Voir si tu vis bien
Voir que tu es bien même sans moi
Bien même sans moi

Un cri d'amour dans l'univers
Big bang
Je mets les voiles sous d'autres voiles
J'Y suis, je suis loin des étoiles
Voilà, j'existe face à moi même
Je suis l'enfant de la lumière
Couché sur toi entre tes mains
Fais-moi un jardin sur ton sein
On me bouscule, sans préambule
Dans l'tourbillon où je n'suis qu'une bulle
Loin des étoiles si loin des étoiles
Je suis là depuis quelques heures
Et on veut m'insuffler la peur
Arrête tes boniments
Arrête tu n'es qu'un enfant, qui n'as pas l'choix
Tu apprendras nos lois, faudras te mettre au pas
Pas l'choix
Tu n'es qu'un maillon de la chaîne
Rien qu'un de plus dans le système
Pas l'choix
Tu feras ce qu'on te dit d'faire
Ne dépasse jamais les barrières
N'oublie jamais qu't'es d'la poussière
J'suis moitié dieu et moitié terre
L'impossible n'est plus un critère
Tous vos joujoux vous font la guerre
La souffrance n'est pas nécessaire
Je deviens beau si je grandis
Au jour le jour à l'infini
L'éternité aura tout son temps
Il y'a du vent dans les voiles
Pour d'la poussière mais poussières d'étoile
Arrête tes raisonnements
Arrête t'es qu'un adolescent qui n'a pas l'choix
Tu connais bien nos lois, celle te de mettre au pas
Pas l'choix
Tout est en place faut qu'tu t'y fasses
Tu changeras rien face à la masse
Pas l'choix
Tu n'es qu'un chiffre sur une liste
Rien qu'un zombi qui vit sa vie
Pour devenir d'la poussière
Oh ! je ne suis pas un bulle
Un maillon de la chaîne
Un de plus dans l'système
Vous m'enfermez à double tour
Je ferai tout avec amour
Passionnément jusqu'au néant
Je suis l'enfant de la lumière
Une poussière, une poussière d'étoile
Pourquoi chercher la lune
Quand on a les étoiles
À qui de droit
Je plaide non coupable
J'suis pas responsable de tous tes ennuis
J'n'étais pas à table quand tu t'es servi
J'en connais assez pour me protéger
D'un détournement majeur
