Détournement Majeur
Kamikaze / J'écris c'qui m'chante / Les scélérats
La fureur du cash / Addict / Cendrillon au coton
Le locataire / Le ciel connaît la musique
La dame de cuivre / New York requiem

Kamikaze
Texte: Diane Dufresne / Musique: Marie Bernard

J'ai le coeur gros comme un building
Quand je r'monte sur le ring
Comme une kamikaze

Je cherche un dernier souffle
T'aimer tant que j'étouffe
Je vais droit devant moi
Il n'y a aucun exploit
À ma rendre jusqu'à toi
Au sommet de ma frousse
Je suis là sans rescousse
Je ne mourrai pas en douce

Je me bouscule
Je me pousse
Je me casse
Il faut bien
Que j'y passe
Comme une kamikaze

À tout perdre, je le prends
C'est le plein consentement
Le dernier tour de piste
Vraiment seule à mes risques
Dépasser mes limites
Pour enfin risquer tout
Et trouver tout au bout
Ton regard qui me noue

Je me stimule
Je me brûle
Je me jette
Dans le vide
Je m'écrase
Comme une kamikaze

Je repars en guerre
Je reprends les armes
J'attaque le feeling
Je r'monte sur le ring comme une kamikaze

S'il n'y a plus rien à dire
Sur le pont des soupirs
Je provoquerai le pire
Y faut bien qu'ça explose
Que j'crève pour une bonne cause
Je défonce toutes les cases
Le vrai tilt de l'extase
C'est d'foncer droit sur toi

Attention !
Je m'élance
Si t'as peur
C'est trop tard
Je me sens invincible
Attirée par ma cible
Et j'avance sans défense
Et je danse
Et je tombe
Dans mes bras
Comme un kamikaze

J'écris c'qui m'chante
Texte: Diane Dufresne / Musique: Daniel DeShaime

Pour retrouver le goût d'chanter
Et me prouver que j'peux changer
J'me vide le coeur, j'viole mes idées
En les couchant sur du papier

J'me garroche comm' une suicidée
À cent à l'heure, les poings liés
La muse n'a plus son rôle à jouer
J'sors du tableau pour m'inspirer

Faut du culot au bout d'mes doigts
Cette fois c'est moi qui cherche mes mots
J'prends l'émotion qui m'sort du ventre
Ou je l'invente

Non, je n'fais plus c'qu'on attend d'moi
Je suis dev'nue une hors-la-loi
Quoiqu'il en soit, j'me prends aux mots
J'écris c'qui m'chante

J'écris c'qui m'chante
J'écris c'qui m'chante

Je saigne à blanc mes sentiments
Il était temps de m'rentrer d'dans
Avec mes maux, je redeviens
L'enfant rebelle née sans parents

Je me clôture dans l'aventure
Une émotion y faut qu'ça dure
Je me dénonce y à rien d'plus sûr
J'ouvre sans pudeur mes déchirures

C'est ben pour dire quand j'suis au pire
J'joue sur les mots pour tout sortir
Tout c'qui m'enrage, me fait souffrir
Ou m'épouvante

Je l'ai voulu, j'me mets à nu
Oh! je sais qu'tu m'as déjà vue
Qui l'aurait cru, qu'j'mettrais aux nues
Mes grandes vertus, mon ignorance

Y m'faut des notes pour qu'elles me portent
Jusqu'à ton coeur, j't'aime toujours trop
Y a pas de mots pour le décrire
J'te vois sourire d'vant l'insolence
Dis-moi cette fois comment m'trouves-tu
Avec des mots qui disent c'qu j'pense

J'écris c'qui m'chante
J'écris c'qui m'chante
J'écris c'qui m'chante
J'écris c'qui m'chante

Les scélérats
Texte: Diane Dufresne / Musique: Marie Bernard

Tu jauges, tu juges, tu jubiles
T'es le magnat de la bisbille
L'escogriffe qui sort son suif
Le négatif est ton actif

Et puis, t'épies l'interdit
Tu mets au pas les faits d'la vie
Le grand maître du papier suie
Y a du pouvoir dans l'inédit

Où est ta source d'inspiration
Quand y faut qu'tu fasses sensation
Trouver l'problême, la bonne raison
Faut qu'ça excite pour un bon titre

T'es la tache d'encre de l'écriture
Ton amertume sort de ta plume

C'est sûrement pour ça
Qu'à lire le journal
On a les mains sales

Médire, maudire, démolir
Tu peux détruire pour le plaisir
Tenter tout, chercher le pire
Tout t'es permis, y a rien à dire
T'es qui, pour dire c'que tu penses
Sans trop penser à c'que tu dis
Une grande queule qui fait du bruit
Y a pas d'pouvoir dans le non-dit

Faut qu'tu t'amuses à volonté
Quand t'égratignes une vérité
En barbouillant toutes tes pensées
L'oeuvre est au noir dans tes cahiers

T'es la tache d'encre de l'écriture
On voit l'écume au bout d'ta plume

C'est sûrement pour ça
Qu'à lire le journal
On a les mains sales

Si tu dénonces, sans foi, ni loi
Et que tu t'en aperçois pas
Laissons les rats aux scélérats
Laissons aux rats les scélérats
Les scélérats

La fureur du cash
Texte: Diane Dufresne / Musique: Marie Bernard

Money, monnaie, j'te reconnais
Du fait que tu t'encrasses dans les liasses
T'as tout, t'as rien, tu l'montres ou ben tu l'caches
T'es conditionné par le cash

T'es qui, t'es quoi, tu vaux combien ?
Fais pas l'malin, tu passes au cash
Y faut d'l'argent à tout bout d'champs
Tu payes comptant on est content

Crache ton cash avant l'krach
Ou débarrasse la place
Y faut qu'ça flush, ou qu'ça flash
La fureur du cash

Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux

Aucun crédit, t'es en sursis
T'as pas d'intérêt pauvre petit
T'as tout, t'as rien, tu l'joues ou ben tu l'scatches
T'es conditionné par le cash

Tu d'viens radin pour presque rien
T'as même d'l'argent autour des dents
T'es pas dans course t'as rien à bourse
Si j'vois qu't'en manques, j'te manquerai pas

Crache ton cash avant l'krash
Ou débarrasse la place
Y faut qu'ça flush ou qu'ça flash
La fureur du cash

Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux

Aie !.....

Aie !.....

Mais si tu vaux ton pesant d'or
Et qu'ça t'endort, comme un point mort
Et que tu mors, y faut qu'tu saches

C'est si facile de jouer des tours
Aux grands vautours de la finance
On a la chance de posséder
Un grand musée au fond de l'âme
Ce coffre-fort est un trésor
Les vraies valeurs sont dans le coeur
La poésie n'a pas de prix

Des paroles pour du cash
De l'oseille en masse
Sors ton foin, j'en arrache
La fureur du cash

Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !
J'te d'mande pas comment tu vas
J'veux juste savoir comment tu vaux
Aie !!!

Addict
Texte: Diane Dufresne / Musique: Pierre Flynn

J'te veux, j'te prends, j'te désire
Et je t'écrase de plaisir
De ma main jusqu'à ma bouche
Tu me plais quand je te touche
J'te savoure sous tous les noms
J'n'arrive pas à te dire non

J'te respire, j't'aspire, j't'expire
De mes poumons jusqu'aux reins
Tu fais partie de mon destin
Tu m'remues les intestins
Quand j'te tire au p'tit matin
T'es un mal qui fait du bien

Je suis addict
Mea culpa mille fois
J'n'arrive pas à m'passer d'toi
Accrochée par petites bouffées
Pas de panique, je suis addict

J'te consume, j't'allume, j'te fume
Tu m'noircis de l'intérieur
T'arriveras à m'faire mourir
Ah ! j'm'en fous, car tu m'inspires
Je te veux encore plus fort
Y aura rien pour m'l'interdire

Je suis addict
Mea culpa mille fois
J'n'arrive pas à m'passer d'toi
Accrochée par petites bouffées
Pas de panique, je suis addict

J't"éteins, en vain, c'est certain
Car j't'embrasse encore une fois
Sans t'toucher avec ma langue
Je te veux encore plus loin
J'te mordille pour être tendre
Iras-tu jusqu'à mon ventre
J'suis damnée, tu m'sors par le nez

J'te veux, j'te prends, j'te désire
Et je t'écrase de plaisir
De ma main jusqu'à ma bouche
Tu me plais quand je te touche
J'te savoure sous tous les noms
J'n'arrive pas à te dire non

Je suis addict
Mea culpa mille fois
J'n'arrive pas à m'passer d'toi
Accrochée par petites bouffées
Pas de panique
Je suis addict...addict...addict

Mea culpa mille fois
J'n'arrive pas à m'passer d'toi
Accrochée par petites bouffées
Pas de panique
Je suis addict...addict...addict

Cendrillon au coton
Texte: Diane Dufresne / Musique: Marie Bernard

Je range des jupons
Des années fanées
Au fond d'une armoire
Minuit a sonné
Les rôles ont changé
J'm'en fais pus accroire
Et c'est l'ménage à fond

J'me ramasse en boule
Comme quand j'étais p'tite
Et que j'avais la grippe
Je ne pleure même plus
Je n'veux plus rien savoir
Y s'passe quelque chose
J'ouvre de grands tiroirs
Dans ma chambre close
Je vide ma mémoire
Et j'me cause
Dans le noir

Une maille à l'endroit
Une maille à l'envers
Au temps qu'on perd
Il faut refaire
Une maille à l'endroit
Une maille de travers
À broder des illusions
Cendrillon est au coton

D'un coup de talon
J'balaye les névroses
J'casse tous mes miroirs
Dans mon peignoir mauve
J'me métamorphose
Il n'y a plus rien à voir
Sauf les roses du salon

J'ai fini d'crier
Quand mon coeur explose
Le volcan s'éteint
À vieillir sans fin
Le bal est dérisoire
Je ne supporte plus
L'odeur de mes roses
Je regarde ma vie
Et je prends une pause
J'me repose du chagrin

Une maille à l'endroit
Une maille à l'envers
Au temps qu'on pred
Il faut refaire
Une maille à l'endroit
Une maille de travers
Bercée d'imagination
Je file un mauvais coton

Je ne reconnais plus Cendrillon
L'histoire n'est plus la même chanson
La princesse reste seule
Cette fois c'est pour de bon
Je lâche prise c'est la seule solution
Le temps présent répond
À mille et une questions
J'ouvre les portes de mon balcon
J'laisse respirer ma maison

Je regarde au loin
Mais ! N'attends plus rien
D'un bonheur d'ecchymoses
La douceur du soir
Ça n'a plus rien à voir
La douleur revient
Pour une petite chose
Les rides du destin
Se creusent au matin
Tiens ! Faut que j'change
L'eau des roses

Une maille à l'endroit
Une maille à l'envers
D'un trousseau, je fais l'inventaire
Une maille à l'endroit
Une maille à travers
De ma vie si légendaire
Le prince trouvera Cendrillon
Endormie dans du coton

Le locataire
Texte: Diane Dufresne / Musique: Yves Laferrière

À force de remuer ciel et mer
Je suis à terre je n'respire plus
Regarde un peu ce que j'digère
Du locataire qui m'marche dessus

Je tremble, je suis en colère
Avec ces guerres qu'y en finissent plus
T'es pas au bout de tes misères
À vivre sans dessous dessus

Tu t'empoisonnes dans ta galère
Toutes tes chimères ne tiendront plus
Tu n'es pas l'centre de l'univers
T'es bien en dessous de t'croire au-dessus

À bâtir le monde à l'envers
J'en ai assez d'te r'garder faire
Prends soin d'ton air, prends soin d'ta mer
Ça ne tourne plus rond sur la sphère

J'plus vieille que toi, j'suis milliardaire
Je n'ai plus l'âge de pierre
Il est temps de faire ta prière
Quand je te dis que j'en peux plus

Dans le monde interplanétaire
Je danse de la stratosphère
Quand tu me touches, je n'vois plus clair
J'ai l'air de quoi quand tu m'pollues

J'suis remplie d'bleus dans l'atmosphère
Je perds le vert de mes clairières
Tu m'brises le coeur de mes rivières
Sais-tu qu'si tu m'aimes pus, tu m'tues

À bâtir le monde à l'envers
J'en ai assez d'te r'garder faire
Prends soin d'ton air, prends soin d'ta mer
Ça ne tourne plus rond sur la sphère

Arrête de jouer avec mes nerfs
Si tu n'as plus les pieds sur terre
Je n'pourrai plus vraiment rien faire
Du locataire qui m'marche dessus

Sans toi, dans le système solaire
J'ferai ma ronde en solitaire
Et l'univers ne verra plus
De tes misères une seule croix d'sus

Dans mon grand ventre plein de poussières
Je prendrai soin du pensionnaire
J't'aimerai toujours autant qu'une mère
J'pense aux enfants qu'je n'aurai plus

À bâtir le monde à l'envers
J'en ai assez d'te r'garder faire
Prends soin d'ton air, prends soin d'ta mer
Ça ne tourne plus rond sur la sphère

Pourquoi me taire, tu exagères
Et tu t'enterres bien avant l'heure prévue
Change tes manières, tu m'exaspères
Ça ne tourne plus rond sur la sphère

Le ciel connaît la musique
Texte: Diane Dufresne / Musique: Marie Bernard

Oui, j'ai souvent dit
J't'aime grand comme le ciel
Là c'est plus pareil
J'y jette plus un oeil

Si c'est inquiétant
J'ai aut' chose à faire
Et j'passe pas mon temps
À r'garder en l'air

Le coté mystique ça me rend sceptique
J'en ai assez de parler de politique
Tant qu'à la science c'est trop mathématique
L'histoire de l'univers, c'pas d'mon affaire

J'me d'mande c'qu j'vas faire
Avec le chimique
Tout ça se complique
Y a des courants d'air

L'électromagnétique
Ça devient chronique
Face à tous ces hic
Moi, j'ai besoin d'air

Le soleil frappe comme une tonne de brique
Je me fais bronzer sous un feu d'enfer
Je change de couleur dès qu'une mouche me pique
Aie ! Je me sens brûler jusqu'aux nerfs

Évidemment, j'ai les pieds sur terre
Et quand je dis terre, j'parle du ciment

Tu peux m'inventer tant de merveilles
Redessiner un arc-en-ciel
Danser avec l'éternel
Lève un oeil
Il faut qu'tu te rappelles
Sur tous les tons
Sur tous les rythmes
Le ciel connaît la musique

Le diagnostique
Tranche comme un verdict
Je sors de clinique
Sur une longue civière

Je ne vois plus clair
Devant la lumière
Si j'ai un drôle d'air
Je défends ma peau

Je me conditionne, y à rien d'mieux à faire
Mon état est critique partout dans ma chair
Un cancer me ronge, c'est un vrai calvaire
Aie ! J'ai des morceaux de ventre à l'air

Évidemment, j'ai les pieds sur terre
Mais six pieds sous terre dans du ciment

Tu peux m'inventer tant de merveilles
Redessiner un arc-en-ciel
Danser avec l'éternel
Lève un oeil
Il faut qu'tu te rappelles
Sur tous les tons
Sur tous les rythmes
Le ciel connaît la musique

Que fais la musique
Au son des appels pathétiques
Sur des accords mineurs

Elle joue ses classiques
Adoucit les heures si tragiques
En mesurant l'ampleur

Que fait la musique
Aux changements cosmiques
Des couleurs
Un ciel couvert d'honneur

Caelum musicam intellegit
Si longum silentium
Tempus audit
Super placidum lacum
Forma se intrudit

La dame de cuivre
Texte: Diane Dufresne / Musique: Yves Laferrière & Marie Bernard

Ses lèvres massives restent soudées
Malgré les vents et les marées
Silencieuse majesté
Impassible sur une île étoilée

Sous sa couronne illuminée
Son bras soulève un lourd flambeau
Sans bouger sans dire un mot
Elle regarde passer les bateaux

Un regard fébrile sur la mégaville bien immunisée
Aux lueurs stériles des télés
Les fanas dociles d'actualités vont s'empoisonner
De discours futiles, insensés

N'entendez-vous pas murmurer ?
J'suis une statue sans liberté
Mon coeur de cuivre est prisonnier
Immobile figé dans l'acier

J'éclaire le coeur des naufragés
Des vagues amères vont vous briser
Au secours ! L'eau va manquer
Le bateau s'enfonce tout près du quai

Une voix qui sile sur la mégaville bien immunisée
Aux lueurs stériles des télés
Les fanas dociles d'actualités vont s'empoisonner
De discours futiles, insensés

Les grands parleurs, les p'tits faiseurs
Vous laisserons tous vous noyer
Dans le bateau qu'on vous a monté
Sans bouée pour s'accrocher

Face au danger
J'te vois r'garder ta télé qui pense pour toé
Au fond de l'eau, naïf
Le poisson ne peut plus dire un mot

New-York requiem
Texte: Diane Dufresne / Musique: Marie Bernard

Où ?...
Quand ?

L'enfant
Se réveille à l'instant
Sa mère ne bouge plus...Quand ?

Soudain la mort la prend
Une voiture est là...Quand
Sur la robe à fleurs...Y a
Des taches de sang

Sur un banc
Profitaient du beau temps
De jeunes étudiants...Quand

Le bruit d'une bombe tombe
Où est le ballon jaune
Autour de la fontaine
On fête le printemps
Quand c'est l'accident

Mais qui sont tous ces gens ?
Tout près d'un carrosse blanc
Éclaboussé de sang

Que faites-vous grand-mère ?
Au dernier rendez-vous
Dans Washington Square
Vous avancez gardant les yeux ouverts
Sans arrêter d'accélérer le moteur
Vous tuez sans pitié
Fonçant sous les arbres en fleurs

Frappé de douleur
Mon coeur ne bat plus
Peter !
Fuyant le malheur
Tous les oiseaux
S'envolent vers les hauteurs
Oh ! Mon amour
J'ai rendez-vous pour ailleurs
Mais...où est Peter ?
Je me meurs sous les arbres en fleurs

Sans la lumière du jour
J'ai froid jusqu'à toujours
Peter !

Dernier rendez-vous
Washington Square
Trois heures
Avril est trop doux
L'enfant est seul, il pleure
Tous les sourires
Se changent en cris de terreur
Quand ?...Où ?... Mais !...Pourquoi ?
Les fleurs changent-elles de couleurs ?

Dernier rendez-vous