Merci
* CD 1 *
À faire l'inventaire / Il m'aimera
Un jour il viendra mon amour
* CD 2 *
J'me mets sur mon 36 / Épine de rose
Oft denk'ich, sie sind nur ausgegangen!
* CD 3 *
Progressif / J'veux pas qu'tu me r'gardes
L'oubli / L'homme à puce
0001110 / Merci

À faire l'inventaire
Texte: Diane Dufresne / Musique: Martin & André Courcy

Remonter le temps rev'nir en arrière
Et vous retrouver si loin jusqu'au bout
Nous connaissons bien à part entière
Comment vivre des rêves à travers des shows

Dites existe-t-il une autre manière
D'oser le délire d'être amoureux fou
Costumé ou pas on part pour la gloire
Tant de sentiments ont un rendez-vous

Des instants précieux de diamantaire
Gravés sur laser n'attendent que vous
Une si belle histoire dort sous un miroir
Devant des regards...

Aux soirs merveilleux s'ajoutent des premières
Troublante mémoire bien préparez-vous
Je suis décidée à faire l'inventaire
Aujourd'hui hier et pour toujours

J'en avait assez de cette longue carrière
Oui. Pouvez-vous croire comme j'était à bout
Et ça continue pas d'échappatoire
Passionnante ivresse qui me vient à vous

Jamais j'aurais cru vivre assez de temps
Et me retrouver à faire l'inventaire
En touchant mon coeur vous êtes les artères
Merci d'être là, un point c'est tout.

Il m'aimera
Texte: Marcel Lefebvre / Musique: François Cousineau

Au premier temps j'aurai
Pour l'homme de ma vie
Ma jeunesse à donner
J'aurai mille chansons
Dans mes cheveux au vent
Un coeur plein d'illusions
Et des yeux de vingt ans
Je lui ferai fêter
Le printemps de mon corps
Plus beau qu'un mois de mai
C'est sûr...

Un jour il viendra mon amour
Texte: Marcel Lefebvre / Musique: François Cousineau

À chaque jour un amour
C'est trop et c'est bien trop court
Ce n'est qu'un jeu
Qui laisse un peu
De pluie au fond des yeux

Avant de donner cent fois
Mon corps comme un feu de bois
Peut-être bien
Qu'un grand matin
Il me prendra par la main

Mon amour
Un jour il viendra mon amour
Il me fera vivre à mon tour
Une vie de velours
Il apportera dans mon coeur
L'envers de la chanson qui pleure
La vie sera comme une fleur
Qui s'ouvre à son bonheur

Mon amour
Je le garderai mon amour
Car je m'enroulerai autour
De son coeur pour toujours
Il apportera dans ses mains
L'envers de mes jours de chagrins
Ô dites-moi qu'il n'est pas loin
Et qu'il viendra demain

Mon amour
Je le garderai mon amour
Car je m'enroulerai autour
De son coeur pour toujours
Il apportera dans ses mains
L'envers de mes jours de chagrins
Ô dites-moi qu'il n'est pas loin
Et qu'il viendra demain

J'me mets sur mon 36
Texte: Luc Plamondon / Musique: Germain Gauthier

Allumez tous vos feux d'artifices
Ce soir j'me mets sur mon 36
Bye-bye les années '70
Ce soir j'ai l'coeur en fleur de lys
Ce soir j'me mets sur mon 36

J'aurais l'goût d'chanter "Tiens-toé ben j'arrive"
Comme dans l'temps d'mon premier album
C'est pas tous les soirs que ça arrive
Qu'une Québécoise chante au Forum

J'aurais l'goût d'vous dire que "J'me sens ben"
Pis j'voudrais qu'on soit "Sur la même longueur d'ondes"
Même si j'sais qu'au fond
Le monde va pas bien
Même si j'freake à mort
Quand y tombent des bombes

Allumez tous vos feux d'artifices
Ce soir j'me mets sur mon 36
Bye-bye les années '70
Ce soir j'ai l'coeur en fleur de lys
Ce soir j'me mets sur mon 36

J'ai jamais trouvé "L'homme de ma vie"
Oui mais j'ai toujours "Besoin d'un chum"
Ce soir j'aurais voulu avoir un lit
Un lit aussi grand que le Forum
Ce soir j'aurais voulu avoir un bon "Buzz"
Comme si c'était "Mon premier show"
J'vais vous faire flyer sur une guitare fuzz
J'vais vous faire "Partir pour Acapulco"

Maman si tu m'voyais tu s'rais fière de ta fille
Maman si tu m'voyais dans mon manteau d'hélium
C'est pas tous les soirs que ça arrive
Qu'une "Chanteuse straight" chante au Forum

Allumez tous vos feux d'artifices
Ce soir j'me mets sur mon 36
Bye-bye les années '70
Ce soir j'ai l'coeur en fleur de lys
Ce soir j'me mets sur mon 36
Ce soir j'ai l'coeur en fleur de lys
Ce soir j'me mets sur mon 36

Épine de rose
Texte: Pierre Grosz / Musique: André Manoukian

J'suis pas quelqu'un qui met des gants
J'peux payer en perles de sang
Des Baccarats d'Ophélias
Et des Gloires de Polyanta

Ces roses au parfum indécent
Elles se défendent quand on les prend
Mais aujourd'hui c'est autre chose
Qui me blesse et qui s'interpose

Un coup un rien quelque chose
Qui pique mon coeur je le suppose
Une pointe une douleur invisible
Qui touche en moi, la zone sensible
C'est comme une épine de rose
Qui me fait mal à haute dose
Comment l'ôter quand elle n'est pas
Au bout d'mon doigt mais dans moi

Nos belles amitiés qui se tissent
Quand on s'y donne tout en entier
J'espère jamais qu'un jour elles puissent
Se faner, finir mourir mais

Y'aura pas d'aiguille assez fine
Pour arracher au fond de moi
La douleur de cette épine
Si tu n'étais plus avec moi

Un coup un rien quelque chose
Qui pique mon coeur je le suppose
Une pointe une douleur invisible
Qui touche en moi, la zone sensible
C'est comme une épine de rose
Qui me fait mal à haute dose
Comment l'ôter quand elle n'est pas
Au bout d'mon doigt mais dans moi

Quand le jour devant moi, s'étale
Qu'la vie se vide de ton parfum
Quand devant moi je n'ai plus rien
Comme une rose qui perd ses pétales

Oft denk'ich, sie sind nur ausgegangen!
Oeuvre de Malher

Oft denk'ich, sie sind nur ausgegangen!
Bald werden sie wieder nach Hause gelangen!
Der Tag ist schön! O, sei nicht bang!
Sie machen nur einen weiten Gang!
Jawohl, sie sind nur ausgegangen,
Und werden jetzt nach Hause gelangen!
O, sei nicht bang, der Tag ist schön!
Sie machen nur den Gang zu jenen Höh'n!
Sie sind uns nur vorausgegangen
Und werden nicht wieder nach Haus verlangen!
Wir holen sie ein auf jenen Höh'n,
Im Sonnenschein!
Der Tag ist schön auf jenen Höh'n!

Progressif
Texte: Diane Dufresne / Musique: Sylvain Michel

C'est aux soins d'amour intensifs
Que tes regards sont progressifs
Ils s'aventurent dans mes récifs
Pour que je puisse m'accrocher à toi quand je glisse

Sculptant mon corps d'une main d'artiste
Le moindre égard est progressif
Tes doigts mesurent où c'est propice
Et définissent des courbes des angles sur ma peau

J'te tiens, tu m'tiens
Progressif

J'embrasse tous tes sourires complices
Qui de plus en plus progressifs
Au pêle-mêle extra-primitif
Du bis-à-bis où nos langues d'un goût excessif
Se salivent jusqu'au délice

J'te tiens, tu m'tiens
Progressif
J'te tiens, tu m'tiens
Progressif

Des tes orteilles jusqu'à tes cuisses
Le jeu est surtout progressif
Je sens monter un édifice
Un obélisque, montagne de granit, dur et lisse
Vient s'enfoncer dans mes abysses

J'te tiens, tu m'tiens
Progressif
J'te tiens, tu m'tiens
Progressif...

J'veux pas qu'tu me r'gardes
Texte: Diane Dufresne / Musique: Martin & André Courcy

Oui c'est sûr que c'est dangereux
D' s'afficher sans prendre garde
Je suis prise à mon propre jeu
Sans toute fois y laisser mon âme

J'veux pas qu'tu me r'gardes

Tous les angles, toutes les prises de vue
Viennent chercher le moindre apperçu
Dévoilée dois-je comparaître?
Retrouver c'que j'ai perdu

J'veux pas, j'veux pas qu'tu me r'gardes
J'veux pas qu'tu me r'gardes

Chant du cygne au pas de deux
En tête à tête sur un pieu
Entre nous dis-moi qui dit mieux
Sans tomber dans le mélodrame

De l'humour y'a rien d'plus sérieux
Je ris jusqu'au bord des larmes
Pour mieux vivre me sauver sous peu
Faire l'amour cachée sous tes charmes

J'veux pas qu'tu me r'gades

Pourquoi baisses-tu les yeux?
Je ne veux pas disparaître
Tout est bien en temps et lieu
Je passe aux aveux

J'veux pas qu'tu me r'gardes
J'veux pas qu'tu me r'gardes
J'veux pas qu'tu me r'gardes
R'gardes moi pas

Mise à nu, je suis menue
Jusqu'à me compromettre
Devant toi bien entendu
Exposer à perte de vue

Ah...c'est sur que c'est dangereux
D' s'afficher sans prendre garde
Même prise à mon propre jeu
Jamais je n'y laisserai mon âme

Quand j'te r'garde, j'veux pas qu'tu me r'gardes

L'oubli
Texte & musique: Michel Rivard

C'était un homme imaginaire
Imagineur d'objets trouvés
Un inventeur de faits divers
Un rêveur de réalités

Il habitait en solitaire
Une maison du Carré St-Louis
Deux ou trois chats
Beaucoup d'lumière
De temps à autre un vieil ami

Il aimait l'ordre et la douceur
Et derrière ses petites manies
Se cachait l'idée du bonheur
Sans faire de mal
Sans faire de bruit
Mais dans le noir de sa mémoire
S'ouvrait le trou blanc de l'oubli

L'oubli
L'oubli
L'oubli des mots
L'oubli des gestes
Oubli de tout
Ce temps qui reste
Prisonnier de ce funeste
Oubli

Il avait aimé une femme
Mais c'était il y a très longtemps
Plutôt que d'y laisser son âme
Il avait viré comm'le vent

Maintenant
Des garçons de passage
Lui dérobaient des bouts d'sa vie
Il dessinait leurs doux visages
Eux repartaient sans dire merci

Il notait tout dans un carnet
Le nom des gens
L'odeur des choses
Et quand le vent virait morose
Pour se souvenir il relisait
Mais il voyait entre les lignes
Grandir le trou blanc de l'oubli

L'oubli
L'oubli
L'oubli des mots
L'oubli des gestes
Oubli de tout
Ce temps qui reste
Prisonnier de ce funeste
Oubli

Un jour en rentrant du café
Où chaque matin venait s'asseoir
Par le trou blanc de sa mémoire
Il sentit sa vie s'en aller

Il écrivit comme à l'école
Son nom en lettre détachées
Puis il épingla sur le col
De son manteau
Le bout de papier

Dans l'eau glacée
Du Saint-Laurent
Il revit couler son enfance
Et offrit son corps en silence
Au démon qui suit le courant

Je chante
Pour ne pas qu'il meure
Je chante pour tuer l'oubli

L'oubli
L'oubli
L'oubli des mots
L'oubli des gestes
Oubli de tout
Ce temps qui reste
Prisonnier de ce funeste
Oubli

L'oubli
L'oubli des mots
L'oubli des gestes
Oubli de tout
Ce temps qui reste
Prisonnier de ce funeste
Oubli

L'homme à puce
Texte: Diane Dufresne / Musique: Marie Bernard

Insensible au plexus
L'homme à puce n'a plus d'ailes
Il est sous la tutelle
D'une pensée parallèle

Des microcompresseurs
L'analysent jusqu'au coeur
Le virus est charnel
Le résultat cruel

Aux données officielles
L'ordinateur formel
Lui contrôle la cervelle
Ces hommes pensent tous pareils

Pareils, pareils, pareils, pareils....

À Singapour d'où vient l'astuce
D'implanter à l'homme une puce
Qui le programme d'une vie nouvelle
À la réalité virtuelle

À chaque jour de plus en plus
Tout est prévu pour les séquelles
Pointant l'humus sans mouvement d'ailes
Où sont passées les hirondelles?

Les forçats contractuels
Signent un pacte solennel
Aucune passion, aucun éveil
Leur seule fonction, le zèle

Arides comme des cactus
Au plan émotionnel
Sans signe caractériel
Aucun rictus comme tel

Plus rien de personnel
Clonés jusqu'à la moelle
Les mortels artificiels
S'appellent tous Untel

Untel, untel, untel, untel....

À Singapour d'où vient l'astuce
D'implanter à l'homme une puce
Qui le programme d'une vie nouvelle
À la réalité virtuelle

À chaque jour de plus en plus
Tout est prévu pour les séquelles
Pointant l'humus sans mouvement d'ailes
Où sont passées les hirondelles?

Pour les victimes éventuelles
Le but mais l'essenciel
Un esprit individuel
Marqué d'un sceau originel

Que la vie reste naturelle
Que la vie reste naturelle
Que la vie reste naturelle
Que la vie reste naturelle

0001110
Texte: Diane Dufresne / Musique: Martin & André Courcy

01110101110111010110
10011101101001100111
Connexion de neurones
Au cybermonde
D'une intelligence articicielle
Une voix résonne
1101
Au tournant universel
100111111

Condition sine qua non, condition sine qua non

Condition sine qua non, condition sine qua non
010001110

Condition sine qua non, condition sine qua non

Condition sine qua non, condition sine qua non
0111101001111001111000
011110011100111110110

Merci
Texte: Diane Dufresne / Musique: Martin & André Courcy

Je vous attends, voilà enfin l'heure
De me retrouver face à vous
Encore une fois suis-je à la hauteur
Les lumières s'éteignent, j'avance vers vous

Mon poul s'accélère, oui j'ai toujours peur
Le creux de mon ventre se noue
Comme le temps n'est plus aux préliminnaires
Je respire à fond, je suis à vous

Bonsoir mes amours, mes plus beaux atouts
Mes porte-bonheurs comment allez-vous?
Ce soir est un jour d'anniversaire
Merci d'être là, à ce rendez-vous

La complicité des années entières
La fidélité de notre amour
Revivent devant et au pied d'une scène
Tant de sentiments juste entre nous

Si les mots d'amour sont éphémères
Qui peut nous dire ce qui entre nous
N'a plus besoin de vocabulaire
Merci d'être là, un point c'est tout

Il existe pourtant bien des frontières
Quand de vous à moi, de moi à vous
Ailleurs, n'importe où, entre ciel et terre
Restons étrangers presque au garde-à-vous

Nous sommes entre nous la clé du mystère
Intimement liés à ce rendez-vous
Vous souviendrez-vous de ces quelques heures
Qui seront pour moi plus qu'un rendez-vous

Si les mots d'amour sont éphémères
Qui peut nous dire ce qui entre nous
N'a plus besoin de vocabulaire
Merci d'être là, un point c'est tout

Nos émotions font une prière
À travers le temps qui fuit de partout
Car le temps présent est déjà derrière
Pour le rattraper, je compte sur nous

Inventons-nous une autre manière
De parler d'amour juste entre nous
Je vois que vos yeux savent déjà le faire
Et le monde entier en devient jaloux

Si peu nombreux et majoritaires
Tous les millénaires garderont de nous
Un feu d'océan touchant l'univers
Merci d'être là, un point c'est tout

Si après nous disparaît la matière
Qu'il ne reste rien de ce rendez-vous
Là où il n'y a plus de vocabulaire
Merci d'être là, un point c'est tout

Merci d'être là, un point c'est tout